Paradocq's asbl... さんのプロフィールParadocqsasblフォトブログリストその他 ツール ヘルプ

Taverne, Boutique, Ateliers et Galerie Taverne Culturelle

職業
所在地
好きなもの/好きなこと
Centre d'E xpression et de créativité assorti d'une taverne culturelle, d'une galerie d'art, d'une boutique d'artisanat et brocante, d'une salle de spectacle...
リスト

Paradocqsasbl

Le capital au service de la culture! La culture au service des gens!
2006/07/18

Communiqué de la Suisse, Département fédéral des affaires étrangères

 

 

Liban:

 

 

 

la Suisse condamne la réaction disproportionnée d'Israël

13.07.2006

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) condamne la réaction disproportionnée des forces militaires israéliennes au Liban, notamment le blocus des côtes ainsi que les attaques aériennes contre des objectifs dans la capitale Beyrouth et les aéroports du pays. Si les agressions du Hezbollah à la frontière d’Israël sont condamnables, la riposte israélienne doit demeurer strictement proportionnée et ne pas menacer un État voisin non hostile. La Suisse soutient l’action du gouvernement libanais pour tenter de sortir de la crise. Elle enjoint toutes les parties au conflit à interrompre une logique d’escalade destructrice, qui menace aujourd’hui de se transformer en guerre régionale aux effets ravageurs, en premier lieu pour les populations civiles.

La Suisse entretient des liens d’amitié et de partenariat avec le Liban. Elle soutient ce pays dans ses efforts pour retrouver sa pleine souveraineté si longtemps limitée. Le DFAE salue l’engagement du Président du Conseil des ministres de la République libanaise, Monsieur Siniora, qui s’efforce de trouver une solution diplomatique à la crise. Le DFAE soutient de même les demandes d’une convocation urgente du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le DFAE condamne également les attaques du Hezbollah contre des zones de peuplement dans le nord du territoire israélien. Elles constituent elles aussi des violations du droit humanitaire international. Les militaires capturés par le Hezbollah doivent être traités humainement, en pleine conformité avec les dispositions impératives des Conventions de Genève.

Le DFAE réitère son appel à toutes les parties au conflit d’agir avec la plus grande retenue et de respecter en toutes circonstances les dispositions du droit international humanitaire. Il soutient les appels à un cessez-le-feu au Liban, afin de donner une chance à des négociations.



Département fédéral des affaires étrangères

 

Soyons clairs! Il s'agit d'une agression violant toutes les lois internationales, d'une véritable ingérence soumise à la passivité du monde entier! Bouches muselées? Cousues? Par le fil de l'impérialisme?

 
 
 
 
 
 
 
Editorial par Jean-Paul Piérot - Jounal "Libération"

 

 


Un peuple abandonné ?
 
 

Les grandes puissances mondiales - nous n’oserons pas, en la circonstance, parler de communauté internationale - ont-elles décidé d’abandonner le peuple libanais aux bombes israéliennes ? « Veut-on détruire le Liban ? » s’interrogeait le président Chirac le 14 juillet. À considérer les immeubles effondrés et les gravats recouvrant les rues de Beyrouth, et qui nous semblent un retirage des photos des années quatre-vingt, la question vaut d’être posée. Mais une autre s’impose aussitôt : pourquoi cette absence de réaction de la diplomatie mondiale face à l’extrême gravité de la situation créée par le gouvernement Olmert. Nul ne s’étonnera du soutien appuyé à l’opération israélienne exprimé par George Bush à Saint-Pétersbourg, où se tient le G8, cette réunion d’état-major des pays les plus riches du monde. On ne sera pas davantage surpris par la justification qu’en a donnée un Tony Blair, songeant peut-être à de futurs autres champs de bataille, en évoquant « un arc de l’extrémisme soutenu par la Syrie et l’Iran ». Ces deux-là ne sont-ils pas déjà les responsables du chaos irakien ? Et hier, ils ont de surcroît obtenu que les chefs d’État du G8 n’ont pas su trouver les mots pour réclamer un cessez-le-feu !

Dans un tel contexte, il était légitime d’attendre de Jacques Chirac non seulement un autre langage, mais une détermination à ne pas laisser récidiver un crime contre tout un peuple et un pays traditionnellement proche de la France. Or, le président s’est borné à évoquer « toutes les forces qui mettent en danger la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Liban ». Le chef de l’État n’a même pas mentionné le gouvernement israélien, laissant au mieux entendre à ses auditeurs que celui-ci partagerait la responsabilité avec le Hezbollah. Mais Jacques Chirac était moins laconique, quand il suggérait, vendredi dans son interview télévisée, que ce mouvement chiite libanais ne pouvait avoir décidé de son propre chef la capture de deux soldats israéliens... Suivez son regard du côté de Damas et de Téhéran.

Nous sommes visiblement très loin du rôle que joua la France contre le forcing de la Maison-Blanche pour entraîner le monde dans l’aventure irakienne. Si la guerre ne fut pas empêchée, au moins ne reçut-elle pas le label des Nations unies. Comment en est-on arrivé à la paralysie d’aujourd’hui ? Tout s’est passé comme si les dirigeants français avaient voulu se faire pardonner l’audace dont fit preuve notre pays vis-à-vis des États-Unis. Le rapprochement avec Bush s’est concrétisé dès septembre 2004 autour de l’élaboration de la résolution 1559, qui a abouti au retrait des forces syriennes du Liban, où elles stationnaient en vertu des accords ayant mis fin à la guerre. Aujourd’hui, alors que Beyrouth croule sous les bombardements israéliens comme il y a plus de vingt ans, que l’on annonce l’entrée de commandos terrestres, que Tsahal exige l’exode de la population du Sud Liban, qu’Israël a occupé jusqu’en 2000, la France est muette. Et pourtant, sa voix rencontrerait le même écho qu’en 2003 sur l’arène internationale et singulièrement dans le monde arabe et méditerranéen. Si, par exemple, notre pays réclamait une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, face à l’impuissance du Conseil de sécurité qui a réalisé la prouesse, alors que Beyrouth est sous le feu, de produire une résolution.... sur la Corée du Nord.

Le Liban ne doit pas payer le prix du retour en grâce de Paris auprès de George Bush et de la lâcheté des dirigeants de l’Union européenne. Tout comme le peuple palestinien, que la politique israélienne pousse au désespoir, enfermé derrière un mur en Cisjordanie et bombardé à Gaza. Dans la mémoire commune palestinienne et libanaise, plane toujours le spectre de Sabra et Chatila, dont le bourreau en chef s’appelait Sharon. Ne laissons pas cette sale histoire recommencer.

Article paru dans l'édition du 17 juillet 2006.

Journal "Libération"

 

Après avoir lu ceci, rendez vous sur rtbf, visualisez le JT de midi du lundi 17 juillet, l'interieuw d'un éminent spécialiste des lois internationales, politiques, et de guerre, et son opinion sans équivoque !!!  A entendre absolument pour comprendre, simplement.  Dommage, je ne vois pas comment vous extraire cet entretien pour le publier ici, mais le chemin est facile, rtbf sur Google, chemin chemin, cliquez sur journal en vidéo tout en bas de la page rose, choisir lundi 17 midi, dérouler le menu des séquences et choisir l'intervieuw . 

2006/07/17

Agir! Vite !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Source: Le Web de "L'Humanité"
 
 
 
 
Editorial par Pierre Laurent

 

 

 


Agir, vite !
 
 
 
 

En ces heures dramatiques pour les populations de Gaza et du Liban, il faut tout faire pour ne pas se laisser habiter par la résignation, par le sentiment que la région est entrée dans une phase de tension comme elle en a connu tant et contre laquelle il serait devenu vain de se révolter. Les raisons de s’alarmer sont grandes, très grandes. Les souffrances humaines endurées par cette région ne sont plus acceptables. Gaza s’installe à nouveau dans une occupation meurtrière. Le Liban compte ses morts par dizaines. Le pays peut à tout moment s’embraser, et la région avec.

Il ne faut pas tourner autour du pot. L’escalade guerrière à laquelle on assiste, la brutalité de l’offensive militaire israélienne appellent une intervention internationale immédiate pour conjurer le pire. La France et l’Europe doivent agir sans délai pour obtenir des décisions fermes du Conseil de sécurité de l’ONU, pour que soient exigés l’arrêt des hostilités, le respect de l’intégrité territoriale du Liban et du droit international, le retrait des troupes israéliennes de ce pays et de Gaza, la remise en route d’un processus politique de règlement négocié du problème palestinien. L’envoi d’une force conséquente de protection des populations civiles, agissant sous l’égide de l’ONU, apparaît indispensable.

La disproportion avec laquelle Israël a décidé de répondre aux enlèvements de soldats israéliens, au risque de tout embraser, montre le caractère incontournable d’une telle reprise en main internationale.

Le problème palestinien demeure l’épicentre du séisme régional. Or le face-à-face Israël-Hamas est mortifère. Le gouvernement d’Ehud Olmert pouvait saisir la branche tendue par l’accord interpalestinien qui, pour la première fois, consacrait une reconnaissance de fait d’Israël par le gouvernement du Hamas. Au lieu de cela, il a préféré répondre à la provocation de groupes armés islamistes par la réoccupation de Gaza, tuant ce mince espoir dans l’oeuf. Un scénario identique vient de précipiter le Liban dans la violence. Et là encore il faut s’interroger : que cherche Israël en agissant ainsi, si ce n’est l’amplification de la guerre qu’il est assuré de récolter en répondant par un déluge de bombardements à une provocation calculée du Hezbollah ?

Toutes ces escalades sont d’autant plus dangereuses qu’elles font à l’évidence le jeu de tous ceux qui refusent de voir renaître un réel processus de paix. Dans cette incroyable et dangereuse poudrière, les populations de la région sont toutes perdantes.

Le cocktail régional est de nouveau explosif, avec une armée israélienne suréquipée, intervenant où, quand et comment elle l’entend, au mépris de toutes les règles internationales, avec des groupes islamistes nombreux, surarmés, surfant sur toutes les frustrations du monde arabe, avec une guerre qui n’en finit pas de déstabiliser l’Irak, avec un Iran chauffé à blanc par des dirigeants extrémistes, avec un Liban prêt à imploser, une Syrie sous haute tension ; avec, enfin et surtout, des États-Unis tirant toutes les ficelles, jouant de toutes les divisions, attisant les tensions et les ferments de guerre sous prétexte de combattre un terrorisme que leur politique alimente en réalité tous les jours.

Il ne suffira pas de quelques belles paroles prononcées au G8, et celles-là ne sont même pas certaines, pour sortir de la crise actuelle. Il faut une action internationale résolue sur des bases claires, qui ne peuvent être que la négociation et la mise en oeuvre rapides d’un accord reconnaissant enfin les droits du peuple palestinien à un État viable, assurant la sécurité de l’État d’Israël et l’intégrité des États de la région. Tout autre chemin, à commencer par celui de l’impunité internationale devant les actes de guerre actuels, ne serait qu’un encouragement de plus donné aux logiques d’affrontement.

2006/07/16

Hypocrisie impérialiste ? A méditer ...

 

 

 

Vue de Gaza-City ...

 

 

 

 

 

  Chasse israélienne sanglante à Gaza

 

 

 

"Nous sommes sûrs qu'Israël utilise de nouvelles armes
chimiques et radioactives dans les opérations actuelles.
Lorsque nous avons essayé de passer les cadavres
aux rayons X, nous n'avons trouvé  aucune trace d'éclats d'obus ", a déclaré le Dr. Al-Saqqa, de l'hôpital Shifa à Gaza,
après avoir examiné les corps « complètement brûlés »
des Palestiniens tués par les raid aériens israéliens."
 
 
 

Par Mike Whitney

 

 

Combien d'éditoriaux ou d'articles ont paru dans les journaux américains pour prendre la défense des droits des civils palestiniens à vivre en paix, sans être constamment menacés d'invasion ou d'attaques par la 4e armée du monde ?

 

Aucun.

 

Combien d'éditoriaux ou d'articles ont défendu les conventions de Genève ou les lois internationales contre les punitions collectives, la destruction préméditée des infrastructures ou les manœuvres militaires qui mettent délibérément les civils en danger imminent ?

 

Aucun.

 

Combien d'éditoriaux ou d'articles ont présenté la récente vague d'évènements (y compris la capture du soldat israélien Galid Shalit) dans le contexte plus large du boycott israélien de nourriture et de médicaments, ainsi que la cinquantaine de civils palestiniens tués par les provocations régulières israéliennes dans les territoires occupés ?

 

Aucun.

 

Le compte-rendu des souffrances et des victimes palestiniennes ne trouvent pas souvent leur place dans les principaux organes de presse, mais dans le cas présent, elles ont été complètement ignorées. En fait, aucun des médias n'a dit le moindre mot sur l'invasion actuelle. Le blocus de nourriture organisé par Israël, ou ses provocations mortelles, durent depuis des mois et pourtant, les comptes-rendus sur Gaza pourraient faire croire au lecteur que l'histoire a commencé le jour où le soldat israélien a été capturé.

 

C'est sûr que si le lecteur cherche une perspective objective, il peut aller sur internet choisir parmi les nombreux articles qui donnent une relation des événements côté israélien et côté palestinien, mais quid des principaux médias ?

 

Ha ha ha ha ha ha !

 

Le parti-pris est un tel magma impénétrable de foutaises que ça en est risible. En fait, il est plus probable de tomber par hasard sur un article fustigeant Bush ou Cheney que sur une quelconque critique d'Israël.

 

Il n'y a aucun débat sur le siège israélien brutal de Gaza. La seule chose en discussion est la manière dont ces faits sont biaisés par les médias américains. Prenez le New-York Times et vous jureriez qu'il a été édité par Ariel Sharon. Il n'y a aucune tentative d'impartialité ; simplement les ruminations stupides de scribouillards qui pensent qu'ils peuvent transformer des crimes de guerre en journalisme de choc.

 

Israël pilonne Gaza depuis des mois, affamant volontairement les assiégés et balançant 6.000 obus sur des zones habitées. Est-ce que cette information ne mérite pas la première page ?

Pendant ce temps, le nouveau Parrain de la Knesset, Ehud Olmert, a autorisé qu'on fasse la peau à 50 autres civils, comme cela se passe dans le milieu (« assassinats ciblés »). Olmert pratique le carnage et la destruction à la vitesse grand V, provoquant l'indignation de sa propre fille qui a participé à une manifestation de protestation devant la maison de son père en brandissant des banderoles qui disaient « Arrêtez la tuerie », parmi d'autres.

Les israéliens ont développé des "engins sonores" émettant des explosions qui percent le tympan et ils les ont lancés sur Gaza pour briser les fenêtres, provoquer des fausses-couches et causer de profonds traumatismes aux enfants. C'est un « dispositif de terreur » pur et simple ; il n'a pas d'autre fonction que de provoquer une peur et une anxiété massives. C'est la toute dernière des armes du prodigieux arsenal de « l'armée la plus morale du monde » (dixit Olmert).

Alors, pourquoi ne pouvons-nous pas avoir de vrais comptes-rendus sur les déprédations israéliennes dans les territoires, ou, au moins, un article occasionnel présentant un point de vue divergeant ? Est-ce que c'est trop demander ?

Disons le tout net : quiconque croit cette bêtise du « pauvre soldat enlevé » devenu la proie des terroristes du Hamas est un imbécile. Le soldat fait partie d'une occupation illégale qui a été condamnée par d'innombrables résolutions des Nations-Unies, et qui a fait de lui une cible légitime dans la lutte de libération nationale. Depuis sa capture, il a reçu des soins médicaux et je suis prêt à parier qu'il n'a été ni torturé ni maltraité (ce qui n'aurait pas été le cas s'il avait été capturé par les forces israéliennes ou américaines).

 

Alors, qui sont les terroristes, ici ?

 

Ismail Haniyeh, Premier Ministre du Hamas qui vient d'être élu, a appelé au calme et à la mesure pendant les 14 jours de l'épreuve. En fait, Haniyeh a fait des appels répétés aux militants pour leur demander de ne faire aucun mal au soldat pendant qu' « Olmert le barbare » mettait Gaza à sac, explosant les routes, les centrales électriques, les canalisations d'eau et oui, même les écoles.

Les écoles, mon dieu.

Quelle connerie !

 

Si Israël avait le moindre bon sens, il se débarrasserait d'Olmert le dingue et nommerait Haniyeh Premier Ministre. Jusqu'à nouvel ordre, il est le seul à émerger de ce merdier et à apparaître comme un gars raisonnable (note : Israël continue à le menacer de mort).

De toutes façons, n'espérez aucune objectivité de la part de la "presse libre" américaine. Il a fallu que je cherche dans les médias arabes pour découvrir que les Nations-Unies allaient envoyer une mission à Gaza pour faire un rapport sur « les graves violations des droits par Israël ». Ne pensez-vous pas que les Américains souhaiteraient avoir connaissance de cette info ?

Le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, a été envoyé à Gaza pour enquêter sur « l'usage disproportionné de la force contre des civils » par l'armée israélienne. Dugard a dit : « Il est évident qu'Israël viole les normes les plus fondamentales des lois humanitaires et des droits de l'homme ».

Ses commentaires ne sont apparus dans aucun journal américain.

Le peuple américain ne veut-il pas savoir combien son gouvernement est éloigné de l'opinion prévalant dans les autres pays ?

Bien sûr qu'il le souhaiterait, mais n'espérez pas que les médias le lui disent.

Le public américain n'a aucune idée des effets de cette invasion sur le monde arabe : manifestations de masse à Amman, au Caire, à Téhéran, à Doha, etc. Ils n'ont pas entendu parler d'un coup de colère aux Nations Unies ni des chefs d'Etat dans le monde qui en ont plus qu'assez des Etats-Unis et de leur soutien aux tactiques oppressives d'Israël.

L'américain moyen n'a aucune idée des 9000 prisonniers qu'Israël détient sans aucune charge ni que 400 d'entre eux sont des femmes et des enfants.

Qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire, de toutes façons, avec des enfants ? Quelle atrocité.

 

Il est évident qu'Israël ne pourrait pas s'en tirer, avec tous ses crimes contre l'humanité, sans les amis inconditionnels qu'il a dans les médias américains. La presse racoleuse a donné à Bush un blanc-seing sur le bain de sang iraquien. Et maintenant, elle est complice d'Israël dans sa croisade de terreur à Gaza.

 

Quelle honte.

 

 

Source : Information Clearing House

Traduction : MR pour ISM http://www.ism-france.org/news/article.php?id=5071&type=analyse&lesujet=Incursions

 
le samedi 15 juillet 2006 à 11h50

Cherchez les terroristes ...

Liban :

De chez moi,

j’ai vu ce que recouvrent les termes

« Guerre antiterroriste »,

par Robert Fisk - The Independent.

 

16 juillet 2006


 Diffusion autorisée et même encouragée.
Merci de mentionner les sources.


The Independent, 15 juillet 2006.


Toute la nuit, j’ai entendu les avions de combat qui passaient en murmurant au dessus de la Méditerranée, en altitude. Cela a duré des heures, des jets semblables à de minuscules lucioles qui observaient Beyrouth, ils attendaient peut-être l’aube, toujours est-il que c’est à ce moment qu’ils sont descendus.

Ils se sont d’abord dirigés vers le petit village de Dweir au sud Liban, près de Nabatiya ; là, un avion israélien a bombardé la maison d’un imam chiite. Il a été tué. Sa femme aussi. Huit de ses enfants également. L’un d’entre eux a été décapité. D’un de ses bébés, on n’a retrouvé que la tête et le torse, qu’un jeune du village, hors de lui, a brandi devant les caméras. Puis les avions ont rendu visite à d’autres habitants de Dweir et les ont éliminés, une famille de sept personnes.

Le deuxième jour de la dernière « guerre antiterroriste » d’Israël commençait de manière dynamique. Ce conflit a recours au même langage - ainsi qu’à quelques-uns des mensonges - employés dans le cadre de la « guerre antiterroriste » à plus grande échelle de George Bush. Oui, tout comme nous avons « détérioré » l’Irak en 1991, et à nouveau en 2003 - hier c’était au tour du Liban de se faire « détériorer ».

Cela ne signifie pas seulement des pertes en vies humaines, mais également la mort économique, c’est ce qui est arrivé au bel aéroport international flambant neuf de Beyrouth, qui a coûté 300 millions de livres (quasiment 450 millions d’euros n.d.l.t.), peu avant six heures du matin alors que les passagers s’apprêtaient à embarquer à destination de Londres et de Paris.

Depuis chez moi, j’ai entendu le F-16 qui a surgi tout à coup au dessus de la piste d’atterrissage la plus récente et l’a arrosé de roquettes, déchiquetant 20 mètres de tarmac et faisant voler des tonnes de béton dans une énorme explosion avant qu’un navire lance-missile de classe Hetz ne s’attaque aux autres pistes.

Deux des nouveaux Airbus de Middle East Airlines furent épargnés mais en l’espace de quelques minutes l’aéroport était vide, les voyageurs s’étant enfuis, regagnant leurs domiciles ou leurs hôtels.

Il suffisait de regarder les panneaux d’affichage pour comprendre : pas de vol pour Paris, pas de vol pour Londres, pas de vol pour le Caire, pas de vol pour Dubai, pas de vol pour Bagdad - les passagers qui auraient pris celui-ci seraient tombés de Charybde en Scylla -. Les hauts-parleurs de l’aéroport diffusaient « Don’t Cry For Me, Argentina ».

Ensuite, les Israéliens s’attaquèrent à la station de télévision du Hezbollah, al-Manar, l’amputant de son antenne avec un missile, mais sans réussir à l’empêcher d’émettre. Cette cible est un peu plus compréhensible ; après tout « Manar » diffuse la propagande du Hezbollah. Mais le but était-il réellement de retrouver ou de délivrer les deux soldats israéliens capturés mercredi ? Ou de se venger des neuf Israéliens qui ont trouvé la mort pendant cet incident, au cours de l’une des journées les plus sombres du passé récent de l’armée israélienne, quoique pas aussi sombre que celle des 36 civils libanais morts au cours des 24 heures précédentes.

Une Israélienne aussi a été tuée, par une roquette que le Hezbollah a tiré vers Israël. Par conséquent, selon le macabre taux de change de ces abominables affrontements, une mort israélienne vaut un peu plus de trois Libanais ; il y a fort à parier que le taux deviendra plus meurtrier.

Déjà, l’après-midi, les menaces s’étaient intensifiées. Israël ne « resterait pas les bras croisés ». Toute la population des banlieues sud, où est situé le QG du Hezbollah, reçut l’ordre d’évacuer le quartier avant quinze heures.

À l’exception d’une centaine de familles, les habitants refusèrent catégoriquement de partir. Les Israéliens annoncèrent que dorénavant, n’importe quel endroit du Liban pouvait être pris pour cible. Le Hezbollah furieux, riposta : si Israël bombardait les banlieues, il enverrait ses missiles longue portée Katyusha sur la base aérienne israélienne de Miron ; cette information fut, sur le moment, tenue secrète par la censure israélienne.

Les touristes du Golfe en voyage au Liban, effrayés, quittèrent Bhamboun [1] en masse à bord de leurs 4x4, s’enfuyant vers la sécurité de la Syrie, pour prendre à Damas les avions qui la ramèneraient chez eux. Une autre petite mort économique pour le Liban.

Mais que signifiaient donc ces discours et ces menaces ? Je passai le début de l’après-midi chez moi, à compulser mes dossiers de déclarations officielles israéliennes. J’y découvris qu’au cours des 26 dernières années, Israël a annoncé au moins à six reprises « ne pas avoir l’intention de rester les bras croisés » au Liban (avec de légères variantes), l’occasion la plus célèbre étant la déclaration de feu le Premier ministre israélien Menahem Begin qui avait promis de « ne pas rester les bras croisés » alors que les Chrétiens étaient menacés en 1980 - tout cela pour retirer ses troupes et abandonner les Chrétiens à leur funeste destin au bout de trois ans.

Les Libanais sont toujours abandonnés à leur sort. Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, affirme qu’il tient le gouvernement libanais pour responsable des attaques et des empiétements frontaliers de mercredi.

Pourtant, M. Olmert sait ce qui est de notoriété publique : le gouvernement faible et divisé du Premier ministre libanais Fouad Siniora est incapable de contrôler un seul milicien et encore moins le Hezbollah.

Mais n’est-ce pas à ce même groupe d’hommes politiques que les États-Unis avaient adressé leurs félicitations l’année dernière, louant le caractère démocratique de leurs élections et leur indépendance par rapport à la Syrie ? Effectivement, un homme qui considère - ou peut-être serait-il plus exact de dire « qui considérait » - Bush comme un ami est Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, à qui le Liban doit une grande partie des infrastructures qu’Israël est occupé à détruire et dont l’assassinat l’année dernière (par des agents syriens ?) est censé avoir profondément choqué Bush.

Hier matin, le fils Hariri, Saad, s’apprêtait à atterrir à Beyrouth lorsque les Israéliens, les alliés de l’Amérique, arrivèrent pour bombarder l’aéroport. Il fut obligé de faire demi-tour, son pilote allant chercher refuge à Chypre.

Cependant, hier, les allusions verbales au terrorisme étaient plus effrayantes que tout le reste.

Le Liban était décrit comme un « axe du terrorisme », Israël disait « combattre le terrorisme sur tous les fronts ». En cours de matinée, j’ai dû couper court à une interview diffusée sur une station de radio australienne au cours de laquelle un journaliste israélien affirmait, de manière tout à fait erronée, que des Gardes Révolutionnaires iraniens se trouvaient sur place au Liban et que toutes les troupes syriennes ne s’étaient pas retirées.

Quelle raison les Israéliens ont-ils invoquée pour justifier l’attaque de l’aéroport de Beyrouth, sécurisé et surveillé à l’extrême, fréquenté par les diplomates et les dirigeants européens, une installation aussi sûre que n’importe quel aéroport d’Europe ? Il aurait, d’après eux, « servi de plaque tournante au transfert d’armes et d’équipements destinés à l’organisation terroriste du Hezbollah ».

Et voilà, encore et toujours le terrorisme, et l’on va décrire le Liban, une fois de plus, comme le centre mythique du terrorisme au Moyen-Orient ainsi que, je suppose, Gaza. Et la Cisjordanie. Et la Syrie. Et, bien sûr, l’Irak. Et l’Iran. Et l’Afghanistan. Et, demain, quel autre pays?

Robert Fisk


  Source : Common Dreams www.commondreams.org


  Traduction C.F.Karaguézian www.egueule.com pour Le Grand Soir.


Diffusion autorisée et même encouragée.
Merci de mentionner les sources.



Chaos oriental, par Mounir Boudjema - Liberté Algérie.

Moyen-Orient

Liban : De chez moi, j’ai vu ce que recouvrent les termes « Guerre antiterroriste », par Robert Fisk - The Independent.
2006/06/21

Et qu'est ce qu'on fait là ?...

 
C'est vrai, où est ce qu'on va là ???
 
 
 
Voilà douze jours qu'on les cherche ...
Et qu'on ne les trouve pas !
Voilà huit jours qu'ils ont un présumé coupable ...
Qui semble ne l'être pas !
Voilà tant de peines, tant d'efforts, tant de larmes, tant d'attentes,
tant de temps de tant d'angoisse ...
 
Et rien, rien de rien, nulle part, rien de rien, ni dans l'eau, ni dans les souterrains, ni dans les taudis, ni dans les caniveaux, ni dans les terrains vagues, ni nulle part non, pas dans les parcs, pas dans les carrières, les hopitaux abandonnés, les tours désaffectées, les casernes militaires désertées, dans aucun de ces terribles chancres urbains, rien de rien, pas une trace, pas un signe, pas une piste, non plus dans l'appartement d'Abdallah, rien, dans ce minable appartement de banlieue abandonnée où le pédophile notoire, éronnément considéré malade mental, puis renvoyé, quatre ans plus tard, "va te faire voir, ta place n'est pas ici !...",  rien, pas une piste, pas une trace d'ADN, pas un mouchoir, pas une larme enfantine abandonnée là pour ouvrir une piste, enfin ...
 
Rien  de rien dans le logis de l'homme remercié à la porte de l'asile après quatre ans d'internement erroné, misérablement commis libre et vivant une non réinsertion avec non accompagnement dans une non structure avec une non guidance, à vrai dire ...
 
Et si ce n'est pas lui le fautif de toute cette histoire de fous et d'enfants disparues, il serait en droit de réclamer des comptes ...
 
 
 
Et de ce temps Monsieur le Commissaire,
Messieurs et Mesdames les procureurs, juge d'instruction,
avocats, bâtonniers et autres huissiers et servants de notre justice,
sait-on où elles sont ???
 
Sait-on où elles dorment si tant est qu'elles dorment encore?
Dans quelle gare? 
Sur quel quai? 
Dans quel bordel? 
Dans quel tripot obscur? 
Dans quelle cave? 
Dans quelle banale maison 'bien comme il faut' où elles attendent qui sait, enchainée,
enfermée,
les caprices et phantasmes de gros poussifs riches, puissants, et pervers? 
Ou d'immondes cinéastes de souffrances infantiles monnayées chers ? 
Sait-on où elles rêvent, si tant est qu'elles rêvent encore?
Sur quelles pailles,
sur quel matelas pourri,
sur quelle immonde literie? 
Sait-on où elles croupissent? 
Agonisent?  Pleurent?  Hurlent?  Appelent?  Souffrent?  Meurent? 
Pourissent peut-être déjà après dieu sait quels sévices,
et merde,
où sont elles donc les petites ?
Dans quel réseau occulte qui sait pour les avoir pu si adroitement sublitiliser sans que personne mais personne grands dieux enfin bon, personne n'y a vu goutte !
Pas de témoin.
Ni vu ni connu les enfants ? 
Non, rien, rien de rien, on ne sait rien !
Hier?  Rien !
Aujourd'hui ?  Rien!
Rien !  Toujours rien !
Disparues, volatilisées, subtilisées !!!
 
Fort!  Très très très fort alors le criminel !  Pardon et chapeau !
 
 
Si ce n'est pas toi Abdallah, si tes 'accents de sincérité' dont parle ton avocat sont vérité,
si ton "oui" énergique et convaincu aux journalistes lors de leur question:
"Abdallah, êtes vous innocent?" 
"Oui!" disais-tu, sans hésitation aucune!  
Oui? 
Alors dans ce cas, réclame haut et fort un droit non seulement à la réhabilitation
mais aussi un droit à une réelle réinsertion accompagnée de tout l'arsenal dont ils sont capables quand ils veulent vraiment aider quelqu'un à s'en sortir. 
Alors reconstruis toi, ce sera ta chance, cherche à savoir pourquoi ces terribles et infâmantes horreurs que tu as pu commettre par le passé,
et tâche de vivre le reste de ta vie pour réparer,
et fait toi aider,
de toutes les manières utiles et profitables à ta rééducation f
ais toi aider tu y auras largement droit pour leur erreur judiciaire,
pour ton internement arbitraire et abusif en milieu psychiatrique carcéral par conséquent, pour la suspicion et le menace de fausse accusation qui pèse sur ta tête,
si vraiment,
Abdallah,
tu dis vrai et que les petites,
Nathalie et Stacy,
si vraiment ce n'est pas toi le terrible fautif. 
Et comprends que tous nous doutions,
hélàs, t
on passé récent ne nous permet pas de te faire confiance de prime abord ...
 

Si tu es innocent,

à toi de prouver que tu as la force de te reconstruire un identité au dessus de tout soupçon. 

Et arrête de voler des voitures,

c'est pas sympa,

ça coûte cher et c'est la merde quand on est sans !

Travaille,

et achète là,

tu verras, tu seras mieux content.

 

 

 
MAIS ATTENTION ESPECE DE PERVERS DE MERDE,
SI C'EST TOI LE COUPABLE DE CETTE NOUVELLE INFAMIE COMMISE
SUR DEUX DE NOS ENFANTS ....
CAR TOUS LES ENFANTS SONT NOS ENFANTS ...
 
ALORS HONTE SUR TOI !
ALORS CRACHE LE MORCEAU ! 
ALORS PARLE   !                          
SOULAGE LA DETRESSE DE CES PARENTS DANS L'ATTENTE   !
SOULAGE NOUS TOUS  !
CAR AUCUN  DE NOUS N'EST HORS SOUFFRANCE EN CES INSTANTS DE RECHERCHE ET D'ESPOIR TOUJOURS DECU A CHAQUE NOUVELLE NEGATION DANS LES FOUILLES, LES INTERROGATOIRES ET LES CONFRONTATIONS !
SOULAGE NOS ENFANTS, TOUS NOS ENFANTS QUI EN CE MOMENT ATTENDENT AVEC ANXIETE ET LA TETE REMPLIE D'IMPOSSIBLES IMAGES ...
TOUS NOS ENFANTS QUI ATTENDENT LES RESULTATS EUX AUSSI !
TOUS NOS ENFANTS QUI CRAIGNENT LE TERRIBLE VERDICT 8
maltraitances sexuelles?  viols? meurtre?
NOS ENFANTS QUI TREMBLENT !  SAVOIR ? NE PAS SAVOIR ? 
POUR EUX AUSSI CHAQUE JOUR SIGNIFIE
 
"TOUJOURS RIEN !"
 
PARLE !
MERDE !
CRACHE TON VENIN SI C'EST TOI LE VILAIN !
 
 
 
 
ET QUI QUE CE SOIT D'AUTRE  ...
ET QUEL QUE SOIT L'OBLIGATOIRE EPILOGUE ... 
PITIE POUR LES AMES DE NOUS TOUS ... 
ANNONCEZ VOUS ! 
DEMASQUEZ TOUT ! 
DITES NOUS ! 
 
OU SONT ELLES NOS DEUX PETITES ? 
 
 
Leurs deux fillettes ... 
  Une châtain clair, aux cheveux de lumière,
comme ses parents ... 
L'autre presque noire, aux lourds cheveux massifs, 
  comme ses parents ...
NATHALIE ! 
STACY ! 
 
AU SECOURS! 
REPONDEZ NOUS ! 
REPONDEZ LEUR ! 
Tout le monde vous cherche !!!
Nous somme inquiets !!!  Nous avons si peur !!! 
 
OU ETES VOUS?
 
2006/04/22

Victime innocente ... Mentalité coupable ...

C'est comme ça! 
Et par faute de cela... 
D'une mentalité coupable ...
Je pense à Joe, assassiné pour un MP3, drôle de monde que nous vivons là ...
Serions-nous condamné à vivre en enfer désormais ?
Plus d'audace dans la communication à autrui, plus de confiance, plus de partage, plus d'échanges ?
Tous suspects ? 
Soit de posséder, soit de convoiter ? 
Au point de mettre la vie de l'autre en danger ?
Est-ce donc là que notre belle civilisation orgueilleuse nous a mené ?
 
Alors, pleurons dans les bras des anges, car eux seuls encore nous consolerons ...
A moins qu'enfin nous n'agissions en connaissance de l'histoire,des faits et ... de nos consciences citoyennes !...
 
フォト アルバムがありません。
リスト項目が追加されていません。